Sources officielles vérifiées le 10 octobre 2026.
La thermopompe murale convient aux habitations sans conduits de ventilation, chauffées aux plinthes électriques; la thermopompe centrale, aux maisons qui ont déjà un chauffage à air pulsé. Au Québec, en octobre 2026, une murale à une zone coûte le plus souvent de 3 000 $ à 6 500 $ installée et une centrale posée sur des conduits existants, de 6 000 $ à 15 000 $, avant taxes, selon les six sources comparées plus bas. Les deux donnent droit à la même subvention LogisVert d’Hydro-Québec : 50 $ ou 120 $ par 1 000 BTU/h à −8 °C.
Dans ce guide
Thermopompe murale ou centrale : le comparatif en bref
Le tableau résume ce qui distingue les deux systèmes. Les prix sont des fourchettes publiées en 2026, appareil et pose compris, avant taxes et avant subvention.
| Critère | Thermopompe murale | Thermopompe centrale |
|---|---|---|
| Nom dans le programme LogisVert | Air-air minibibloc : un ou plusieurs appareils intérieurs et un appareil extérieur | Air-air bibloc : un appareil intérieur et un appareil extérieur |
| Distribution de la chaleur | Directement dans la pièce où se trouve chaque appareil intérieur | Par le réseau de conduits, dans toutes les pièces desservies |
| Convient surtout à | Habitation sans conduits (plinthes électriques), copropriété, aire ouverte | Maison qui a déjà un chauffage à air pulsé |
| Prix installé, avant taxes | 3 000 $ à 6 500 $ pour une zone; 4 500 $ à 16 000 $ en multizone | 6 000 $ à 15 000 $ sur des conduits existants |
| Travaux à prévoir | Tuyauterie de réfrigérant vers chaque appareil intérieur, circuit électrique | Conduits à vérifier ou à modifier; 3 000 $ à 8 000 $ de plus s’il faut créer le réseau |
| Subvention LogisVert | 50 $ ou 120 $ par 1 000 BTU/h à −8 °C | Mêmes taux |
| Chauffage d’appoint | Plinthes existantes, réglées de 2 à 3 °C plus bas | Élément électrique dans les conduits ou fournaise existante |
| Durée de vie | 15 à 20 ans selon Ressources naturelles Canada, 10 à 15 ans selon le gouvernement du Québec | Mêmes repères : les sources officielles ne distinguent pas les deux types |
Deux systèmes, un même principe
Les deux sont des thermopompes à air de type air-air : elles extraient la chaleur de l’air extérieur pour la transporter dans la maison, et climatisent l’été. Selon le guide de Ressources naturelles Canada (page modifiée le 24 décembre 2025), la différence tient à l’endroit où se trouve le serpentin intérieur.
- Installation à conduits (centrale) : le serpentin est placé dans un conduit. L’air est chauffé ou refroidi à son contact, puis distribué par le réseau de conduits à différents endroits de la maison.
- Installation sans conduits (murale) : le serpentin se trouve dans un appareil intérieur, généralement fixé au mur ou posé au plancher d’une pièce occupée, qui chauffe ou refroidit directement l’air de cet espace.
- Une zone ou multizone : un appareil extérieur peut alimenter une seule unité intérieure ou plusieurs. Dans le second cas, on parle de système multizone, ou multibloc.

Attention au vocabulaire : Ressources naturelles Canada appelle « bibloc » un système sans conduits à une seule unité intérieure, alors que LogisVert réserve ce mot à la centrale et parle de « minibibloc » pour la murale. Devant une soumission, demandez simplement s’il s’agit d’un système avec ou sans conduits, et combien d’appareils intérieurs il comprend.
Le critère qui tranche : votre chauffage actuel
Le système de chauffage en place décide de presque tout. Hydro-Québec l’écrit à propos des maisons de plain-pied : le modèle se choisit « avec ou sans conduits, en fonction du système de chauffage existant ».
| Votre situation | Choix logique | Pourquoi |
|---|---|---|
| Plinthes électriques, aucun conduit | Murale, une ou plusieurs zones | Aucun réseau de conduits à construire; les plinthes restent en place comme chauffage d’appoint. |
| Air pulsé avec fournaise électrique | Centrale | Les conduits existent déjà. Selon Hydro-Québec, le thermostat doit permettre à la thermopompe et à l’appoint électrique de fonctionner en même temps. |
| Air pulsé au mazout ou au gaz | Centrale, réglages à faire préciser | Le fonctionnement simultané est impossible avec un système à combustible, indique Hydro-Québec : c’est la thermopompe ou la fournaise, jamais les deux à la fois. |
| Chauffage à eau chaude (radiateurs, plancher chauffant) | Murale en complément, ou thermopompe air-eau | La thermopompe air-eau se combine au chauffage à eau chaude, mais elle est beaucoup plus rare, note le gouvernement du Québec. La mesure Thermopompe de LogisVert ne décrit que des systèmes air-air. |
| Copropriété | Murale | Hydro-Québec juge qu’un modèle mural sans conduits de 12 000 à 24 000 BTU/h peut convenir. Vérifiez d’abord ce que permet votre syndicat de copropriété. |
| Maison à deux étages sans air pulsé | Deux appareils, un par étage | C’est la configuration qu’Hydro-Québec propose pour répartir la chaleur uniformément. |

Côté puissance, la page d’Hydro-Québec sur la puissance d’une thermopompe donne une règle de départ qui vaut pour les deux types : environ 12 000 BTU/h de climatisation par 750 pi² à chauffer. Cela donne de 12 000 à 24 000 BTU/h pour une copropriété, de 24 000 à 48 000 BTU/h pour un plain-pied et jusqu’à 65 000 BTU/h pour une maison à deux étages. Un autre article d’Hydro-Québec parle plutôt de 15 000 BTU/h pour 750 pi² : exigez un calcul fait pour votre maison.
Prix d’une thermopompe murale et d’une centrale : six sources comparées
Sans conduits à construire, la murale coûte moins cher; avec des conduits déjà en place, les deux se rejoignent. Aucun organisme public ne publie de prix moyen : nous avons comparé un magazine de consommateurs, trois sites de soumissions ou répertoires d’entrepreneurs et deux installateurs. Tous les prix comprennent l’appareil et la pose, avant taxes.
| Source (publication ou mise à jour) | Murale, une zone | Murale multizone | Centrale |
|---|---|---|---|
| Protégez-Vous, guide d’achat (consulté le 10 octobre 2026) | 3 000 $ à plus de 15 000 $, multizone compris | Compris dans la colonne précédente | 6 000 $ à plus de 10 000 $, sans chauffage d’appoint |
| Plateforme de soumissions (mars et juillet 2026) | 2 000 $ à 9 000 $ | 4 500 $ à 15 000 $ | 6 000 $ à 13 500 $ pour 24 000 à 48 000 BTU/h; 8 000 $ à 15 000 $ dans un autre de ses guides |
| Comparateur de soumissions (mars et juin 2026) | 3 000 $ à 7 000 $ | 4 500 $ à 8 500 $ pour 2 zones; 7 500 $ à 10 500 $ pour 3 zones; 8 500 $ à 12 000 $ pour 4 zones | 5 500 $ à 8 000 $; 10 000 $ à 18 000 $ avec une fournaise électrique |
| Installateur de la région de Montréal (août 2026, mis à jour en octobre) | 3 000 $ à 6 500 $ | 7 000 $ à 16 000 $, dont 7 000 $ à 11 000 $ pour deux têtes | 9 000 $ à 15 000 $ pour 2 à 3 tonnes, sur des conduits existants |
| Installateur de Québec (mai 2026) | 2 800 $ à 5 500 $ | Non publié | Non publié |
| Répertoire d’entrepreneurs (avril 2026, mis à jour en septembre) | 3 000 $ à 8 000 $ | 7 000 $ à 18 000 $ pour 2 à 5 têtes | 8 000 $ à 20 000 $ |
Ce que nous retenons : de 3 000 $ à 6 500 $ pour une murale à une zone (quatre sources sur six partent de 3 000 $, et les deux installateurs s’arrêtent à 5 500 $ et à 6 500 $), jusqu’à 9 000 $ environ pour un appareil haut de gamme de 18 000 BTU/h. En multizone, de 4 500 $ à 16 000 $ selon le nombre de têtes. Pour une centrale posée sur des conduits existants, de 6 000 $ à 15 000 $; une source monte à 20 000 $ pour les grandes capacités. Une tonne équivaut à 12 000 BTU/h.
Le vrai écart vient des travaux autour de l’appareil. Faites chiffrer chaque poste séparément.
| Poste | Concerne surtout | Ordre de grandeur publié en 2026 |
|---|---|---|
| Création d’un réseau de conduits | Centrale dans une maison sans conduits | 3 000 $ à 6 000 $ selon un comparateur (juin); 3 000 $ à 8 000 $ selon un installateur (août) |
| Modification de conduits trop étroits | Centrale | 1 500 $ à 3 000 $ selon une plateforme (juillet) |
| Panneau électrique saturé | Les deux | 500 $ à 1 500 $ selon une plateforme (juillet) |
| Filage et tuyauterie de réfrigérant plus longs | Murale, si l’appareil intérieur est loin de l’appareil extérieur | 300 $ à 800 $ selon un comparateur (mars) |
Exemple chiffré : la même maison, trois scénarios
Prenons un plain-pied de 1 500 pi². La règle d’Hydro-Québec donne un besoin d’environ 24 000 BTU/h. Pour comparer à armes égales, supposons dans les trois cas un modèle « climat froid » dont la puissance de chauffage à −8 °C est de 24 000 BTU/h : la subvention LogisVert est alors de 24 × 120 $, soit 2 880 $. Les prix sont des exemples situés dans les fourchettes ci-dessus; la TPS et la TVQ ajoutent 14,975 %.
| Scénario | Prix avant taxes | Avec TPS et TVQ | Subvention | Coût final |
|---|---|---|---|---|
| A. Maison aux plinthes : murale à deux têtes | 8 000 $ | 9 198 $ | 2 880 $ | 6 318 $ |
| B. Maison aux plinthes : centrale, fournaise électrique (14 000 $) et conduits neufs (5 000 $) | 19 000 $ | 21 845 $ | 2 880 $ | 18 965 $ |
| C. Maison déjà à air pulsé : centrale sur les conduits existants | 8 500 $ | 9 773 $ | 2 880 $ | 6 893 $ |

Trois constats. Dans une maison chauffée aux plinthes, la centrale coûte ici trois fois plus cher que la murale, soit 12 647 $ de plus, parce qu’il faut créer tout le réseau de distribution. Dans une maison qui a déjà ses conduits, l’écart tombe à 575 $ : c’est alors le confort recherché qui décide, pas le prix. Enfin, la subvention est la même dans les trois cas, puisqu’elle dépend de la puissance et non du type d’appareil; avec un modèle ENERGY STAR qui n’est pas « climat froid », elle tomberait à 1 200 $.
Dans une maison chauffée aux plinthes, un appareil portatif ne remplace pas un système permanent ; voir le calcul du coût d’un chauffage d’appoint au tarif D.
Refaites le calcul avec vos chiffres dans notre calculateur de subvention thermopompe, et voyez le détail des prix par type dans notre guide du coût d’une thermopompe installée.
Conseil RénoClair
La puissance affichée en magasin n’est pas celle qui sert au calcul de la subvention : LogisVert utilise la puissance à −8 °C, souvent différente. Avant de signer, faites inscrire sur la soumission le modèle exact, sa puissance à −8 °C et le montant de subvention attendu, puis comparez les offres après subvention, taxes comprises.
Subvention LogisVert : mêmes taux, trois différences
La page officielle du programme LogisVert, consultée le 10 octobre 2026, traite les deux appareils de la même façon : 50 $ par 1 000 BTU/h à −8 °C pour une thermopompe certifiée ENERGY STAR, 120 $ lorsqu’elle est de type « climat froid ». Le système peut être une centrale (un appareil intérieur et un appareil extérieur) ou une murale (un ou plusieurs appareils intérieurs et un appareil extérieur).
- L’appareil extérieur doit avoir une puissance nominale d’au moins 12 000 BTU/h en mode climatisation, et le système doit être neuf et certifié ENERGY STAR.
- La demande revient au propriétaire, au plus tard neuf mois après l’installation; le traitement prend de 10 à 12 semaines, selon le Guide de participation (version 1.10 du 15 septembre 2026).
- La subvention ne peut pas dépasser 100 % du coût d’achat et d’installation avant taxes. Le « jusqu’à 6 700 $ » affiché sur la page n’est pas un plafond inscrit dans le Guide.
Trois règles ne jouent toutefois pas de la même façon pour les deux types.
- Conduits et appareils hors des espaces habitables. Le programme classe parmi les travaux non admissibles l’installation des appareils intérieurs, « y compris le réseau de distribution d’air », hors du plan d’isolation, par exemple dans le grenier ou le comble. Si votre projet de centrale prévoit des conduits dans l’entretoit, faites confirmer l’admissibilité par écrit avant de signer.
- Bonification pour les multilogements. Elle ajoute 100 $ par 1 000 BTU/h, ce qui porte le taux à 220 $, pour une thermopompe murale « climat froid » installée depuis le 15 juin 2026 dans un immeuble situé dans une zone désignée par Hydro-Québec, à certaines conditions.
- Accumulateur de chaleur. Si vous devez remplacer tout le chauffage central, Hydro-Québec offre 22 000 $ pour un accumulateur de chaleur combiné à une thermopompe centrale. Le montant est déduit de la facture d’une entreprise autorisée, sans demande à remplir.
À surveiller : un avis placé en tête de la même page indique que le gouvernement fédéral a annoncé, le 8 octobre 2026, son intention d’offrir des subventions pour les thermopompes à compter de 2027. Le détail n’est pas encore connu, et Hydro-Québec précise que LogisVert reste en vigueur. Les conditions complètes du programme sont dans notre guide de la subvention pour thermopompe.
Confort au quotidien : chaleur, bruit et réglages
La centrale chauffe et climatise toutes les pièces reliées aux conduits; la murale traite d’abord l’espace où elle se trouve. C’est la différence que vous sentirez tous les jours.
- Répartition de la chaleur. Avec une murale, Hydro-Québec conseille de diriger la ventilation vers les espaces ouverts pour bien diffuser la chaleur dans les autres pièces. Là où l’air n’arrive pas, les plinthes prennent le relais.
- Température de l’air soufflé. Une thermopompe centrale pousse plus d’air qu’une fournaise, mais moins chaud : normalement entre 25 et 45 °C, contre 55 à 60 °C pour un générateur d’air chaud, selon Ressources naturelles Canada. L’air qui sort des bouches paraît tiède; c’est normal.
- Conduits. Parce que le débit d’air est plus élevé, certaines modifications aux conduits peuvent être nécessaires pour éviter le bruit, précise le même guide.
- Bruit. La plupart des thermopompes ont un niveau de bruit de 76 dB ou moins, et plus le chiffre est bas, moins l’appareil extérieur est bruyant, toujours selon Ressources naturelles Canada. Aucune des sources officielles consultées ne compare le bruit d’une murale à celui d’une centrale. Une différence est certaine : la murale place un ventilateur dans la pièce, la centrale le garde près de la fournaise.
Les réglages diffèrent aussi, selon la page de conseils d’utilisation d’Hydro-Québec. Avec une murale, réglez la thermopompe à une température confortable, par exemple 21 °C, et les plinthes de 2 à 3 °C plus bas. Avec une centrale, le thermostat doit permettre à la thermopompe et à l’appoint électrique de fonctionner en même temps; si l’appoint est une fournaise à combustible, ce fonctionnement simultané est impossible. Demandez à l’entreprise qui installe l’appareil la valeur de réglage optimale.
Par grand froid : c’est la mention « climat froid » qui compte
Murale ou centrale, la résistance au froid dépend du modèle et non du format. Selon le gouvernement du Québec (page mise à jour le 17 décembre 2025), une thermopompe standard chauffe généralement jusqu’à −8 °C, alors qu’une thermopompe basse température, dite « climat froid », peut être utilisée jusqu’à −20 °C. Hydro-Québec ajoute que la température minimale de fonctionnement des modèles récents varie de −15 à −25 °C et que, sous ce seuil, le système d’appoint doit assurer tout le chauffage. Pour savoir quoi vérifier sur la fiche technique avant de signer, voyez notre guide thermopompe à éviter : les 10 critères d’un modèle climat froid.
Dans le sud et le centre du Québec, on compte en moyenne moins de 15 jours sous −20 °C par hiver, rappelle Hydro-Québec dans ses sept astuces. Un chauffage d’appoint reste nécessaire dans tous les cas : les plinthes pour une murale, un élément électrique placé dans les conduits ou la fournaise existante pour une centrale.
Entretien et durée de vie
L’entretien est comparable, et les sources officielles ne distinguent pas la durée de vie des deux types.
- Filtres : Hydro-Québec recommande de les nettoyer ou de les vérifier chaque mois, et au minimum au début de chaque saison; Ressources naturelles Canada parle de tous les trois mois. Un système multizone a des filtres dans chaque appareil intérieur.
- Conduits : avec une centrale, gardez aussi les bouches et les conduits d’air propres et dégagés.
- Appareil extérieur : retirez la neige, la glace, les feuilles mortes et la végétation, et assurez-vous que l’eau, la neige et la glace du toit ne tombent pas sur le ventilateur.
- Inspection : une visite par année par un professionnel. Un appareil mal entretenu peut consommer jusqu’à 25 % d’électricité supplémentaire, selon Hydro-Québec.
- Durée de vie : de 15 à 20 ans pour une thermopompe à air selon Ressources naturelles Canada, de 10 à 15 ans selon le gouvernement du Québec. Dans les deux cas, le compresseur est la pièce la plus vulnérable.
Les gestes à faire vous-même sont détaillés dans notre guide sur l’entretien de la thermopompe avant l’hiver. Pour laver les filtres et savoir quand faire nettoyer une unité murale, voyez notre guide pour nettoyer une thermopompe murale.
Quatre idées reçues à écarter
- « Une seule murale chauffe toute la maison. » Elle chauffe d’abord l’espace où elle est installée. Pour une maison à deux étages sans air pulsé, Hydro-Québec propose plutôt deux appareils, un par étage.
- « Avec une centrale, plus besoin d’autre chauffage. » Faux pour les deux types : selon le gouvernement du Québec, les froids de l’hiver font qu’une thermopompe ne peut répondre complètement aux besoins, et un autre système doit prendre la relève lors des grands froids.
- « Plus l’appareil est puissant, mieux c’est. » Un appareil surdimensionné se met en marche et s’arrête sans cesse par temps doux, ce qui entraîne de l’inconfort et use la thermopompe, selon Ressources naturelles Canada. Il déshumidifie aussi moins bien l’été, ajoute Hydro-Québec.
- « On peut remplacer seulement l’appareil extérieur. » Le remplacement d’un seul appareil, intérieur ou extérieur, n’est pas admissible à LogisVert, et le système complet doit être neuf.
Avant de signer : 9 points à faire écrire sur la soumission
- Le type de système : avec ou sans conduits, nombre d’appareils intérieurs et emplacement de chacun.
- Le modèle exact, avec son numéro de modèle ENERGY STAR ou son numéro AHRI, à vérifier dans l’outil de recherche de thermopompes d’Hydro-Québec.
- La puissance de chauffage à −8 °C, la mention « climat froid » et le montant de subvention attendu.
- Un calcul des besoins fait selon une méthode reconnue, comme la norme CSA F280, que recommande Ressources naturelles Canada.
- Pour une centrale : l’état des conduits, les modifications à faire et leur prix, et un parcours qui reste dans les espaces habitables.
- Pour une murale : la longueur de tuyauterie comprise et le prix de chaque tête ajoutée.
- Le chauffage d’appoint prévu, les travaux électriques et qui les exécute.
- Les licences de la Régie du bâtiment du Québec : sous-catégorie 15.1, 15.7 ou 15.8, et 15.9 ou 15.10, la même combinaison pour une murale et une centrale; sous-catégorie 16 pour l’électricité. Ailleurs au Canada, vérifiez les exigences de votre province.
- Les garanties : le plus souvent un an sur les pièces et la main-d’œuvre, puis de cinq à dix ans sur le compresseur, pièces seulement, selon Ressources naturelles Canada.
Vérifiez enfin, auprès de votre municipalité, la réglementation sur le bruit et l’emplacement de l’appareil extérieur, comme le recommande Hydro-Québec dans ses sept points à considérer avant d’acheter une thermopompe, et comparez au moins trois soumissions après subvention, taxes comprises.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre une thermopompe murale et une thermopompe centrale?
La thermopompe murale chauffe et climatise directement la pièce où se trouve son appareil intérieur, sans conduits. La thermopompe centrale distribue l’air par le réseau de conduits de la maison. Les deux utilisent un appareil extérieur et la même technologie air-air.
Laquelle coûte le moins cher, la murale ou la centrale?
La murale, dans une maison sans conduits : de 3 000 $ à 6 500 $ pour une zone, contre 6 000 $ à 15 000 $ pour une centrale, avant taxes, selon six sources de 2026. Créer un réseau de conduits ajoute de 3 000 $ à 8 000 $. Dans une maison qui a déjà ses conduits, l’écart est faible.
La subvention LogisVert est-elle la même pour une thermopompe murale et une centrale?
Oui. Hydro-Québec verse 50 $ par 1 000 BTU/h à −8 °C pour un modèle ENERGY STAR et 120 $ pour un modèle « climat froid », quel que soit le type. Seule la bonification pour multilogements, qui porte le taux à 220 $, vise la murale.
Peut-on installer une thermopompe centrale dans une maison chauffée aux plinthes?
Oui, mais il faut créer un réseau de conduits, ce qui ajoute de 3 000 $ à 8 000 $ selon deux sources de 2026. Une murale multizone est généralement beaucoup moins chère dans ce cas.
Une thermopompe murale peut-elle chauffer toute une maison?
Pas toujours avec un seul appareil. Elle chauffe surtout l’espace où elle est installée; pour une maison à deux étages sans air pulsé, Hydro-Québec propose deux appareils, un par étage. Les plinthes restent utiles comme chauffage d’appoint.
Murale ou centrale, laquelle fonctionne le mieux par grand froid?
Aucune des deux par nature : c’est le modèle qui compte. Une thermopompe basse température, dite « climat froid », peut être utilisée jusqu’à −20 °C selon le gouvernement du Québec, contre −8 °C environ pour un modèle standard.
Faut-il garder les plinthes ou la fournaise avec une thermopompe?
Oui. Sous la température minimale de fonctionnement de l’appareil, le système d’appoint doit assurer tout le chauffage. Avec une murale, réglez les plinthes de 2 à 3 °C plus bas que la thermopompe.
En résumé
- Pas de conduits : la thermopompe murale est le choix logique, de 3 000 $ à 6 500 $ pour une zone et de 4 500 $ à 16 000 $ en multizone, avant taxes.
- Des conduits en bon état : la centrale chauffe et climatise toute la maison pour 6 000 $ à 15 000 $.
- Créer des conduits ajoute de 3 000 $ à 8 000 $ : dans notre exemple, la centrale revient alors à 18 965 $, contre 6 318 $ pour une murale à deux têtes.
- LogisVert verse les mêmes taux aux deux : 50 $ ou 120 $ par 1 000 BTU/h à −8 °C.
- Dans tous les cas, choisissez un modèle « climat froid », gardez un chauffage d’appoint et exigez un calcul de puissance écrit.
Sources
- Hydro-Québec, Programme LogisVert, clientèle résidentielle, consulté le 10 octobre 2026; Guide de participation, version 1.10 du 15 septembre 2026.
- Hydro-Québec, Thermopompe : comment déterminer la puissance adéquate pour votre habitation, conseils d’utilisation, sept astuces pour économiser toute l’année et sept points à considérer avant d’acheter, consultés le 10 octobre 2026.
- Ressources naturelles Canada, Le chauffage et le refroidissement à l’aide d’une thermopompe, page modifiée le 24 décembre 2025.
- Gouvernement du Québec, Utiliser une thermopompe pour réduire les coûts de chauffage dans une habitation, page mise à jour le 17 décembre 2025.
- Protégez-Vous, Comment choisir une thermopompe, consulté le 10 octobre 2026.
Méthode : les prix viennent de six sources consultées le 10 octobre 2026 (un magazine de consommateurs, trois sites de soumissions ou répertoires d’entrepreneurs et deux installateurs québécois), publiées ou mises à jour entre mars et octobre 2026. Ce sont des repères pour votre budget, pas des tarifs.



